Une Bouanich peut en cacher un autre
octobre 15, 2009

Bouche cousue le lapin des secrets

Bouche cousue le lapin des secrets
J’adore ce lapin-doudou en suspension exposé au 41 rue Montgrand, devant lequel j’ai éclaté de rire à lagrande surprise des visiteurs et qui est l’œuvre de Julie Bouanich.
Celle belle girafe drôle et roublarde peint dans son atelier du 5 rue Pascal à Marseille avec une grâce légère les poupées et peluches qu’elle collectionne et les objets du quotidien. Elle porte le nom d’un garçon qui m’a causé beaucoup de soucis quand j’étais jeune mais je lui pardonne. A elle, pas au garçon.
Ce Bouanich ressorti du fond de ma mémoire habitait tout comme moi à la cité Py, dans le quartier de Montolivet à Marseille. Avec sa tignasse frisée, il me ressemblait beaucoup et, sans que je me sois jamais trouvé avec lui au même moment, ne cessait d’insulter et d’emmerder une fille dans le bus n°6 que je prenais aussi.
Alors, avec une amie, elles sont venus se plaindre à ma mère, me prenant pour lui. Il a fallu que je convainque ma maman que, timide comme tout, je ne parlais à personne et que je n’avais jamais insulté cette fille. Finalement la confusion a été reconnue mais la gamine n’est jamais venue s’excuser. Elle a envoyé sa cop’s faire son mea culpa à sa place. Satané Bouanich.
En y repensant, on peut ainsi se faire piéger, surtout si on se met à bafouiller, à paraître coupable quand on est juste affolé par l’erreur.
Julie, continuez à peindre des images quasi-enfantines, des lapins et des ours pastels pendant que je tourne une page de mon enfance.
Double mort à la une
juin 28, 2009

Un titre à la une qui en chasse un autre, une vie qui en cache une autre
L’information en deuil ? Que nenni ! La grande machine du destin, qui devient celle de l’info, reproduit encore une de ses drôles de constantes : les morts en double, la doublette funéraire.
Expliquons-nous. Très souvent, un décès de célébrité peut en cacher un autre. On va se souvenir que le 25 juin 2009, Michaël Jackson a fait son dernier pas de “Moonwalk” et on oubliera en partie que Farrah Fawcett, cette superbe “Drôle de Dame” a vu l’écran s’éteindre le même jour après avoir, pour témoigner, filmé son agonie car elle était rongée par un cancer du colon.
Ce couple de hasard ne fonctionne donc pas à égalité. C’est la loi du genre : une grande star en efface une autre, un peu moins connue ou tout au moins dont le décès est survenu plus tôt dans la journée.
Il faut se souvenir qu’Edith Piaf a ainsi, en mourant le 11 octobre 1963, effaça en partie le décès de son ami écrivain et cinéaste Jean Cocteau, quelques heures après. A l’époque, un officiel parla pourtant de “double deuil national”.
Plus près de nous, les journaux durent encore bouleverser leur “une” en quelques heures. C’était le 14 septembre 1982. Nous étions passés de la mort de Bashir Gemayel, président de la République Libanaise, assassiné sans avoir prêté serment au décès qui bouleversa le monde de Grace Kelly, dans un accident de la route. Alors qu’elle avait été, semble-t-il, victime d’un accident vasculo-cérébral, sa Rover P6 à moteur V8 quitta la route départementale dans un lacet à Cap d’Ail et dévala une pente à-pic pour s’immobiliser sur le parking d’une villa 50 mètres en contre-bas. Elle décéda des suites des blessures de cet accident au Centre Hospitalier Princesse Grace. La princesse Stéphanie qui l’accompagnait fut sérieusement blessée. Il y eut une polémique pour savoir qui exactement – de Grace ou de Stéphanie – conduisait la Rover, mais il semble certain que c’était la princesse qui était au volant. Le monde entier, bien avant la mort sous le pont de l’Alma de Lady Di, avait été bouleversé. Mais qui se souvient immédiatement que l’attentat contre Gemayel avait provoqué un massacre punitif, perpétré par ses partisans s’ensuivit dans les camps palestiniens (sous occupation israélienne) de Sabra et Chatila dans la nuit du 17 au 18 septembre ? Les soldats israéliens n’étaient pas intervenus.
Un autre “binôme de deuil” improbable : celui de Louis Aragon, monument de la littérature française et Maurice Biraud, acteur comique tout à fait sympathique et abonné aux seconds rôles. Tous deux quittèrent ce monde le 24 décembre 1982, Biraud étant d’ailleurs foudroyé par une crise cardiaque alors qu’il était arrêté au volant de sa voiture, à un feu rouge.
Et le pire clin d’oeil du destin, c’est bien la mort du boxeur Marcel Cerdan, dans le crash d’un avion. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949, le Constellation FDA-ZN d’Air France s’écrase contre le pico de Vara (paroisse Nordestinho) sur l’île de Sao Miguel aux Açores, avec 48 passagers. Cerdan allait rejoindre à New-York l’amour de sa vie, Edith Piaf, après un match exhibition à Troyes. Dans le même appareil, il y avait la célèbre violoniste Ginette Neveu. Qui le sait aujourd’hui. Et pourtant, l’écrivain Georges Perec, dans son célèbre “Je me souviens”, écrit dans sa 123e citation d’exercice de mémoire collective et individuelle : “Je me souviens que la violoniste Ginette Neveu est morte dans le même avion que Marcel Cerdan”.
Enfin, les amateurs de jazz et de danse peuvent se recueillir ensemble le 6 janvier car, ce jour-là, en 1993, le trompettiste Dizzy Gillespie fit entendre sa dernière note et l’immense danseur Rudolf Noureev nous quittait.
Alors, adieu Michaël, adieu Farrah et tous les autres “morts en double”.
Un gamin du Wisconsin
mars 19, 2009
Parfois un livre vous sauve. J’ai toujours cru dans les livres, dans certains livres. Comme en une “valeur-refuge”, au sens strict du terme. Je pourrais parler des bouquins de Philippe Djian, de John Fante ou de Jim Harrison. Mais celui de Mary R. Ellis, “Wisconsin”, que j’ai terminé ce matin, résume tout ce que je ressens. Toute la gratitude que je peux avoir envers la littérature et dont la pratique d’internet me détourne trop souvent. En fait, dans cette histoire dure mais pas désespérée, il y a tout ce dont j’ai besoin : de la réalité, de la nature, des sentiments forts et d’autres forces, moins concrètes. Je ne sais pas pourquoi je me sens proche de Bill, de Jimmy, d’Ernie, de Claire, Rosemary et d’Angel dans leurs fermes du Wisconsin, dans ce coin perdu et hostile d’Olina mais c’est ainsi. La littérature nord-américaine qui parle du coeur du pays, des destins brisés à la fonte des neiges, des enfants qui veulent s’échapper, des femmes meurtries qui pensent encore trouver une lettre dans la boîte avec le petit drapeau me touche profondément. Moi homme des villes, flâneur des quartiers de New-York, Londres, Paris, Lyon et Marseille, j’ai toujours été bouleversé par ces histoires de forêts, de collines, de lacs, de rivières, de chair et de larmes. On pleure beaucoup dans le livre de Mary R. Ellis mais pour de bonnes raisons. Juste un passage : “Postée devant la maison, étreignant Bill qui s’accrochait à ma taille, j’avais vu les oies passer dans le ciel, et la cacophonie de m’avait arraché des larmes. Tous les oiseaux quittaient le pays : d’abord les hirondelles, ensuite les merles, les roitelets et enfin les rouges-gorges (…) Il y a sans doute un mystère dans ce rapport à la nature qui me touche vraiment. Et puis, au fil de ces pages qui m’ont fait pleurer, il y a les questions essentielles pour moi : “Qu’est-ce-qu’on transmet à ceux qui nous aiment?” et “Pourquoi a-t-on peur de faire des enfants”. Le reste est dans le désir de vie, dans le désir qui vous maintient en vie, dans ce besoin que l’on a d’être touché avec douceur, dans cette absolue nécessité pour un homme d’aller dans le ventre d’une femme et d’y trouver une part de son secret, comme un paysan du Wisconsin laboure sa terre avec respect, comme Ernie le sang-mêlé qui pense qu’il y a un esprit en toute chose. Il y a un autre mystère : comment le haut fonctionnaire qui m’a offert ce livre et à qui j’ai offert un autre bouquin essentiel pour moi “Pieux Mensonges” de Maile Melloy, pouvait-il savoir qu’il me correspondrait à ce point ?

- C’est un livre de terre et d’esprit, un livre qui aide à respirer

Ronces-les-Bains, for ever
janvier 31, 2009

- Un jeu enfantin, celui du billard japonais
Cela s’appelle le billard japonais et je n’avais jamais vu cela auparavant dans une fête foraine. Cela consiste à placer huit boules dans huit trous à leur mesure sur une table en pente. En évitant bien entendu les deux pièges à boules plus grands. Dans la petite cacophonie de la fête foraine, avec son allée pleine de néons qui donne sur la mer, c’est une activité très zen, comme un bout d’enfance jetée au bord de l’océan.
Soirée d’été à Ronce-les-Bains. Les adolescentes ont les seins arrogants et la glace qui coule dans les mains. La mer s’est retirée en laissant quelques crabes morts et un no man’s land à l’image de cet entre-deux des vacances atlantiques. La station a un air doucereux de confiserie foraine. En traînant dans les quelques rues du « centre-ville », on entend si on prête bien l’oreille, Laurent Voulzy fredonner « Rockollection ». Ce soir, c’est la fête sur le grand podium de l’animation municipale. Marjolaine « qui n’a que douze ans » enchaîne les morceaux de Céline Dion et Marie Myriam (« Comme un enfant aux yeux de lumière qui voit au loin monter les oiseaux »). Le Monsieur Loyal annonce ensuite Jean-Pierre Blanchard qui peint en musique et plus vite que son ombre. A grandes giclées de peinture et grands gestes de frimeur, il aligne les portraits de Marilyn, Zidane (sur « I will survive«), Jaurès (sur la chanson de Brel) et Coluche. La foule apprécie, les vendeurs de sucettes et de crêpes aussi car cela fixe le chaland.
Pour la nostalgie, il faut faire un tour vers les petites baraques « Plaisir d’offrir, joie de recevoir ». Pour deux euros, deux bagues ou une lampe de poche bien utile sur les sentiers et les allées le soir.
Soirée d’été à Ronce-les-Bains. La chanteuse et le peintre ont remballées leurs tops à paillettes et leurs pinceaux; Il reste la promenade sur la jetée en bois à regarder les bateaux qui sont posés sur le sable. Sur un mur, une publicité locale: « Va-t-elle comprendre que mes huîtres sont des mots d’amour ». Dîner buffet à l’hôtel du débarcadère. Il y a là des chaises pour bébé en bois d’un autre âge et une famille dotée d’une petite miss capricieuse qui arrive toujours à table comme si elle défilait. Bien entendu les bébés pleurent quand les parents vont se servir en charcuterie ou crudités. Quelques couples se rapprochent. Rencontres estivales, rondes de sympathie. « Ah vous êtes de Marseille. Il fait meilleur ici, non? »
Fromage blanc, île flottante et compote au dessert. L’hôtel, avec sa façade blanche et ses volets usés par le sel, a des airs de pension de famille endormie.
Soirée d’été à Ronce-les-Bains. Dans les rues parallèles en retrait de la plage, s’aligne les villas pomponnées comme des enfants de bonne famille. Elles portent toutes un nom. « Mon Plaisir », « Le Manoir », « Topaze », « Le Grand Chalet », « Vacances ». Elles évoquent toutes le temps des premiers bains de mer « recommandés pour leurs vertus par l’académie de médecine ». Elles ont des fenêtres à arcades d’un autre siècle et des vitraux en guise de fenêtre. Elles abritent des familles d’estivants qui ont l’éclat de bonheur discret et ne font pas de barbecue dans le jardin.
Soirée d’été à Ronce-les-Bains. On récupère autour d’une crêpe des longues balades en vélo sur la piste cyclable de la côte sauvage. La selle était vraiment trop dure. La prochaine fois, on ira jusqu’au zoo de Palmyre, promis. Mais les vagues étaient si belles. Cela vaudrait presque la peine de se mettre au surf. Un papa rentre au bercail en vélo vec un bébé joyeux installé dans son « bébé pousse » à drapeau rouge. Vas-y Totor, ça s’est du sport. Vas-y Mimile, ça s’est du style. On a failli manquer l’arrivée du Tour avec notre virée en bicyclette. Pourquoi le bonheur estival rend-il nostalgique? Pourquoi aimerait-on que l’échappée en solitaire dans les cols des Alpes ne s’arrêtent jamais?
Soirée d’été à Ronce-les-Bains. Les Méditerranéens s’inquiètent du retour de la mer. On a tous en nous quelque chose de Floyd Landis.
Garder en soi un peu de neige
janvier 10, 2009

Dans un jardin des Chartreux, un tapis blanc sur les tortues
Comme une nostalgie, un regret. La neige s’en est allée, le général Hiver a fait retraite. Plus de snowboarder sûr les pentes de la Bonne-Mere.
Nous devons retrouver le quotidien, mes embouteillages ordinaires, la foule dans les rues.
Il faut le dire : il y a un vrai bonheur dans ces situations de semi-catastrophe. D’abord celui de marcher seul ou presque dans une ville déserte, sans voiture. Comme un enfant dans un immense terrain de jeux.
Et puis ensuite la sensation de vivre un moment entre parenthèses. Malgré ou grâce aux blocages, les gens se parlent, s’entraident, sourient sous les flocons. En ces temps de frénésie, de zapping, de vitesse, nous redécouvrons l’immobilité, l’attente dans la neige, le rythme des saisons.
Alors on tirera les leçons, on améliorera les procédures d’alerte et d’intervention pour les naufragés des routes.
Mais s’il vous plaît, gardez-nous un peu de ce bonheur blanc dans la tourmente.
Sauvons l’heure d’été le 20 décembre
décembre 17, 2008
Cela part d’un regard jeté un jour sur l’horloge des Cinq-Avenues. Elle était restée dans une autre dimension, celle de l’heure d’été. Une heure d’avance qui agace au début lorsqu’on veut régler sa montre. Et puis, jour après jour, cela devient un rituel. Regarder cette pendule figée dans le bonheur estival, dans l’été indien et constater que cela continue, que depuis le 26 octobre, elle conserve ce décalage horaire, cette superbe avancée. Alors, cela devient un petit rituel. Faire la photo, chaque jour, avec une montre, un réveil, une horloge comtoise pour montrer cette heure d’avance conservée. Et retrouver au fil de l’avancée de l’hiver ce totem estival. Se dire que finalement, si un employé vient la recaler, on n’en sera un peu blessé, qu’un jeu innocent et drôle ne sera plus.
Donc penser à une forme de résistance, monter un comité de défense de l’heure d’été aux Cinq-Avenues avec ukulélé, vahinés, habits d’été et disparition immédiat de la grisaille, de la pluie et de la mauvaise humeur. Une sorte de “freeze” qui réchauffe. immédiatement, lancer un rendez-vous pour le samedi 20 décembre, veille du solstice d’hiver, à 12 h 30, pour défendre ce emblème d’un été que nous souhaitons, dans une tenue balnéaire et réveil, horloge, en main.

Un pont entre deux heures
Nanard l’unique
juillet 13, 2008
Et ce n’est pas la moindre des ironies de voir Bernard Tapie faire son grand retour sur la scène médiatique à l’occasion de sa victoire sur le Crédit Lyonnais au moment où Patrick Poivre d’Arvor la quitte en tirant contraint et forcé sa révérence au 20 heures. Comme si le temps de l’un était révolu alors que le destin de l’autre semblait de renaître toujours. Cela aurait fait un impayable dialogue entre les marionnettes stars des Guignols :
“-Alors, Bernard Tapie, heureux après cet arbitrage en votre faveur ?
- Salut bonhomme, tu rigoles ou quoi ? Il plane carrément le Nanard. 295 patates, ça vous remplume un mecton. Désolé pour toi, qui est plutôt dans la déprime mais moi je plane avec mes burnes en or. C’est ça les mecs qui en ont dans le calcifs, ils finissent par gagner à la dernière minute. Laisse-moi profiter.
-Et vous allez en faire quoi ?
-Donne-moi le temps mon PPD. J’te demande pas dans quoi tu vas investir tes indems de TF1. Mais je me vois bien monter un club à Paris pour faire la nique à Villeneuve et à son PSG de nains de jardin. Moi je rêve d’un vrai championnat pas de l’espèce de concours de baby-foot que Canal + nous vend comme une Coupe du Monde chaque semaine.
Mais le duo magique est au placard. Il reste Bernard Tapie l’unique, le chat aux sept vies pour une incroyable dramatique télé : “Nanard, le retour”. Le Comte de Monte-Christo est un petit joueur comparé au destin de l’ex-président de l’OM, ex-chef d’entreprise, ex-dirigeant de l’équipe cycliste la Vie Claire, ex-ministre, ex-chanteur, ex-détenu et désormais comédien. Quatorze années de combat judiciaire et une conclusion qui voit enfin reconnaître le fait qu’il martelait depuis des années : le Crédit Lyonnais l’a floué dans l’opération de vente et de revente d’Adidas. Bernard Tapie n’avait jamais lâché prise dans ce combat qui était aussi celui de l’opération financière de sa vie réalisée en 1990 quand il présidait l’OM d’une main de fer.
On peut ne pas aimer le personnage, on peut se dire qu’il est le symbole d’une France des flambeurs qui vivait sur le dos des entreprises en faillite mais les faits sont là : Nanard va jusqu’au bout de ses combats. Il a gagné son bras de fer contre le Consortium de Réalisation qui gère le passif du Crédit Lyonnais à l’américaine, après de nombreux recours. Et il n’a pas tort lorsqu’il dit, avec emphase, que les Français se retrouvent en lui, eux qui voient souvent les banques les écraser à la moindre incartade sur leur compte.
Bernard Tapie avance encore, comme dans la pub sur les piles Duracell où n’avait pas craint de se mettre en scène. Personnage tout à la fois brut de décoffrage et mettant toute son énergie à vivre son destin, il est une sorte de double singulier du Président Sarkozy, qui a lui aussi connu quelques revers de fortune avant d’accéder à la fonction suprême. Et qui a eu lui aussi sa période bling-bling et Rollex avant de faire, comme Nanard, dans la sobriété efficace. Comme lui, le chet de l’Etat est capable d’utiliser et d’essorer ses plus proches collaborateurs avant de s’en défaire. Il ne supporte aucun obstacle et bouscule habitutes et contraintes pour parvenir à ses fins. Et tous deux, même si Tapie a sans doute l’insulte encore plus fleurie, sont capables d’user d’un langage viril.
Sacré Bernard ! S’il lui reste quelques pépettes après le règlement de ses dettes, nombre de supporters de l’OM rêvent de le voir racheter le club et revenir à sa tête.

