Pour faire un film pornographique yiddish
février 19, 2008
Il faut une héroïne aux seins modestes et à l’oeil charbonneux.
Il faut une mère abusive qui rentre sans prévenir dans la chambre quand vous tentez la “DP” et dit : “Ma fille, tu t’y prends mal”.
Il faut des religieux avec les chapeaux noirs et les papillottes qui prient en se penchant autour des corps nus et transpirants.
Il faut un acteur bien membré nommé Thibault Monfils et une actrice goulue nommée Salomé Ziaufond.
Il faut des dialogues crus et drôles du genre : “oy a broch, je voudrais que tu mé farcisses le carpe avec ton gendarme kasher, mais seulement celui qu’on achète ché Finkelstein, tu sais au Platzl”.
Il faut une éjac faciale avec du sirop d’orgeat.
Il faut un téléphone qui sonne au beau milieu de la scène de sodomie avec en musique “Shalom Bahéré” et évidemment l’acteur qui répond à sa mère : “Oui maman, je n’oublie pas les carpes farcies”.
Il faut une héroïne très salope mais qui se pose des questions existentielles du genre : “Je suis sûr qu’il en a une autre”, au milieu d’une scène de gang-bang.
Il faut Woody Allen en caleçon qui passe dans le champ.
Il ne faut pas des casquettes en cuir et des filles en uniforme, c’est déjà fait dans un autre film.
Il faut des cris de jouissance qui invoquent Jéhovah.
Il faut une grande fête familiale pour conclure avec tous les acteurs en peignoir qui chantent sur un air de musique d’Europe de l’Est.
Spéciale dédicace à une fille drôle qui fait des rêves étranges
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